,

Kharja 2026 : le chant soufi aïssaoui de Sidi Bou Saïd

Les 16, 17 et 18 août 2026, la voie Aïssaouiyya sort de ses murs et monte vers la colline de Sidi Bou Saïd. Du madih à la takhmira : ce qui se joue vraiment quand un répertoire soufi se met à marcher.

Les 16, 17 et 18 août 2026, la voie Aïssaouiyya sort de ses murs et monte vers la colline de Sidi Bou Saïd. Trois jours de madih, de bendirs et de zikr en marche, portés conjointement par les Aïssaouas de l’Ariana et ceux de Sidi Bou Saïd, dans ce qui constitue le rendez-vous le plus spectaculaire de la saison soufie tunisienne. Pour qui s’intéresse au chant soufi, la Kharja n’est pas un cortège avec de la musique : c’est un répertoire qui a besoin d’un trajet pour exister.

La Kharja 2026 : l’essentiel pour l’auditeur

La Kharja 2026 se tient du dimanche 16 au mardi 18 août 2026 à Sidi Bou Saïd, et sa progression sonore suit une courbe précise : ouverture en plein air, journée de procession chantée, clôture par une veillée dans l’enceinte du mausolée. Le tableau ci-dessous résume ce qui compte pour situer l’écoute.

RiteKharja (خرجة) — sortie processionnelle de la confrérie Aïssaouiyya
Dates 2026Dimanche 16, lundi 17 et mardi 18 août 2026
LieuVillage de Sidi Bou Saïd, banlieue nord de Tunis
Porteurs du riteAïssaouas de l’Ariana et Aïssaouas de Sidi Bou Saïd, en organisation conjointe
VoieAïssaouiyya, fondée au Maroc par Sidi Mhammed ben Aïssa (1465–1526), dit Chaykh al-Kâmil
Saint honoréAbou Saïd Khalaf ibn Yahya Ettamimi El Béji (1156–1230)
Formes vocalesMadih (louange), zikr (invocation), nouba (suite rituelle), aboutissant à la takhmira
InstrumentsBendirs et tambourins ; répertoires du malouf et du stambeli selon les moments

D’où vient la voie Aïssaouiyya

L’Aïssaouiyya est une tariqa née au Maroc au XVIe siècle, fondée par Sidi Mhammed ben Aïssa (1465–1526), surnommé le « Maître Parfait » — Chaykh al-Kâmil — dont le mausolée se dresse à Meknès. Les termes Aïssâwiyya et Aïssâwa, tirés du nom du fondateur, désignent respectivement la voie et ses disciples, les fuqarâ — littéralement « les pauvres ».

D’obédience orthodoxe à l’origine, la confrérie est devenue un phénomène social complexe, à la charnière du sacré et du profane, du privé et du public, des cultures savantes et populaires. C’est exactement cette ambivalence que l’on entend dans une kharja : un rituel de dévotion qui se donne en spectacle, sans cesser d’être un rituel.

En Tunisie, la voie s’est implantée profondément dans les milieux populaires. Les travaux sur la musique tunisienne rappellent que l’Aïssaouia y comptait, au début du siècle dernier, plusieurs dizaines de milliers d’adeptes et plus d’une centaine de zaouïas. Sur le plan musical, elle se distingue nettement de la Chadhiliyya : là où celle-ci privilégie la sobriété et l’introspection dans le dhikr, l’Aïssaouiyya assume un chant percussif, entraînant, construit pour la montée d’intensité collective.

Le paradoxe fécond de Sidi Bou Saïd

Le saint que les Aïssaouas viennent honorer n’appartient pas à leur voie : Abou Saïd El Béji est mort en 1230, plus de deux siècles avant la naissance de Ben Aïssa. Cette anomalie apparente dit quelque chose d’essentiel sur le soufisme maghrébin — la vénération d’un saint circule entre les voies, elle ne s’enferme pas dans une obédience.

Et la place d’El Béji dans la chaîne spirituelle, la silsila, est considérable :

  • En amont : il fut le disciple du cheikh Chouaïb Abou Madyan, matrice de presque tout le soufisme maghrébin.
  • En aval : il fut le maître d’Abou Hassan ech-Chadhili, fondateur de la Chadhiliyya, qui enseignera à Alexandrie et dont la voie rayonnera à travers tout le monde musulman — et de Sayida Aïcha Manoubia, figure féminine majeure de la sainteté tunisienne.

Autrement dit : la colline de Sidi Bou Saïd est le lieu où s’est transmise la semence de la Chadhiliyya. Que ce soit une confrérie aïssaouie, au chant tout entier bâti sur la transe, qui monte y chanter chaque août constitue l’une des plus belles ironies de la géographie mystique tunisienne. Deux esthétiques opposées du chant, un même point d’origine.

Qui porte le chant : l’organisation d’une zaouïa

Une kharja n’improvise pas : elle applique une répartition des rôles héritée de l’organisation traditionnelle des zaouïas, où le chant, la récitation, la danse et les étendards relèvent chacun d’une autorité distincte. Mustapha Chelbi, dans La musique en Tunisie, en donne la structure — qu’il présente d’ailleurs comme une coutume en voie d’effacement.

FonctionRôle
Cheikh tarikaLe maître de la voie — Sidi Ben Aïssa pour l’Aïssaouia, Sidi Abdelkader pour la Kadria
Cheikh zaouïaChef de la confrérie locale
Cheikh el hizbChef de la récitation
Cheikh el hadhraChef de la danse rituelle
Cheikh el amâlChef de la musique
MonchedLe chantre, celui qui lance et conduit le chant
Bach allamChef des snajeq, les étendards
L’organisation traditionnelle d’une zaouïa, d’après Mustapha Chelbi

Ce tableau est la meilleure clé de lecture d’une kharja. Les drapeaux verts, rouges, noirs et orange qui ouvrent le cortège ne sont pas un ornement : ils relèvent d’une charge, celle du bach allam. Le fait que la récitation et la danse aient chacune leur cheikh explique pourquoi les séquences s’enchaînent sans flottement, alors que rien ne semble dirigé. Et la distinction entre cheikh el hizb et cheikh el amâl rappelle qu’on n’a jamais confondu, dans ces confréries, le texte récité et la musique qui le porte.

Anatomie sonore : du madih à la takhmira

Le chant aïssaoui suit une architecture d’intensité croissante, qui part de la louange chantée pour aboutir à l’état de transe. Ce n’est pas un crescendo d’effet : c’est une méthode.

  • Le madih — la louange, souvent adressée au Prophète. Point d’entrée, mélodique, encore tenu.
  • La nouba — la suite rituelle, unité de composition du répertoire. Les troupes tunisiennes de la tariqa Issaouia en interprètent tout un corpus : la Nouba Ben Aïssa Gharbi, en hommage au fondateur, ou encore les noubas Al Mouzin, Akhmar Ya Khammar et Rasd Eddhil figurent au programme des ensembles de scène — un bon point de départ pour l’oreille avant d’affronter la rue.
  • Le zikr — l’invocation du nom divin, répétée, resserrée, portée par le bendir. C’est ici que le tempo cesse d’être une convention musicale pour devenir un instrument spirituel.
  • La hadhra — l’assemblée rituelle proprement dite, où le corps entre dans le rythme.
  • La takhmira — le moment de transe profonde, sommet du rite. Le verbe tunisien correspondant décrit littéralement une fermentation : quelque chose lève, dans le chanteur, jusqu’au débordement. La presse tunisienne rapporte de longue date que certains fidèles y perdent conscience.

À cela s’ajoutent, selon les moments, les répertoires du malouf et du stambeli, tous deux irrigués par le fonds soufi — le second portant en lui la mémoire des confréries d’origine subsaharienne. Une kharja n’est donc pas monolingue musicalement : elle traverse plusieurs strates du patrimoine sonore tunisien en trois jours.

Un mot sur ce que l’on nomme pudiquement les « scènes prodigieuses ». La tradition aïssaouie est associée, au Maghreb, à des pratiques d’invulnérabilité — verre, épines, objets tranchants — que le discours confrérique réserve à ceux qui sont « protégés ». Ces pratiques appartiennent à l’histoire documentée de la voie et il serait malhonnête de les taire ; elles ne définissent pourtant ni le répertoire ni sa valeur musicale, et les confréries elles-mêmes en font un usage variable.

Kharja, tal’a, mbita : trois mots pour un même rite

Le vocabulaire du rite en dit plus long que n’importe quelle description, car chaque mot éclaire une dimension différente du chant.

  • Kharja (« sortie ») : le chant quitte l’espace clos de la zaouïa pour l’espace public. Changement d’acoustique, changement d’auditoire.
  • Tal’a (« montée »), terme retenu par l’affiche 2026 : les Aïssaouas de l’Ariana montent vers la colline. Le chant se fait en côte, l’effort du souffle entre dans le rite.
  • Mbita (« la nuitée »), nom ancien de la fête : autrefois, on passait trois nuits au mausolée tandis que les Aïssaouas y égrenaient invocations et louanges. Les trois jours actuels sont le vestige de ces trois nuits.

Retenons la conséquence musicale de ce dernier point : le format court d’aujourd’hui est une contraction. Ce qui fut une veille nocturne continue, où le chant pouvait s’étirer sans horaire, est devenu un programme de trois journées. La forme sonore a nécessairement changé avec elle.

Chanter en marchant : ce que la procession fait au répertoire

Une procession impose au chant des contraintes que la hadhra assise ignore, et c’est précisément ce qui rend la Kharja unique dans le paysage soufi tunisien.

Le zikr en mouvement doit se caler sur le pas : le rythme n’est plus seulement battu, il est marché. Les ruelles blanches et bleues, étroites et pavées, réverbèrent les bendirs bien avant que le cortège n’apparaisse — le son précède les corps, ce qui explique l’effet d’attente qui saisit le village. Les stations devant les lieux saints introduisent des ruptures de tempo que le répertoire de salle ne connaît pas. Et l’assistance ne se contente pas d’écouter : les habitants et les passants massés le long des rues reprennent ce qu’ils savent des chants aïssaouis, transformant le cortège en chœur élargi.

C’est pourquoi un enregistrement de studio ne restitue jamais une kharja. Le lieu fait partie de l’instrument.

Assister sans troubler : l’éthique de l’écoute

La Kharja est ouverte : les processions se déroulent dans l’espace public du village et personne n’en interdit l’écoute. Reste à savoir se tenir, ce qui est une compétence d’auditeur autant qu’une politesse.

  • Écouter depuis le bord de la rue, comme les habitants — ne pas s’insérer dans le cortège ni se placer au milieu des célébrants.
  • Tenue couvrante pour approcher la zaouïa ou l’enceinte du mausolée, où se tient la veillée de clôture ; déchaussage aux endroits indiqués.
  • Ne pas cadrer de près un visage en état de takhmira. La transe n’est pas un consentement.
  • Enregistrer bas et loin : les bendirs saturent tout micro de téléphone, et un enregistrement raté au premier rang vaut moins qu’une écoute réussie au troisième.
  • Chaleur d’août : les sorties de fin d’après-midi sont plus clémentes que celles de la matinée.

Pour la logistique : Sidi Bou Saïd se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Tunis ; le TGM, métro léger Tunis–La Marsa, dessert la station Sidi Bou Saïd, à une dizaine de minutes de marche du village. Le stationnement sur la colline est très limité, plus encore pendant ces trois jours. Les horaires précis ne figurent pas sur l’affiche : en 2025, les sorties s’organisaient en deux temps, matinée et fin d’après-midi, pour des processions de deux heures à deux heures trente.

2013–2026 : ce que ce chant a traversé

Ce répertoire a failli être réduit au silence il y a treize ans. Le 12 janvier 2013, le mausolée de Sidi Bou Saïd el-Béji était ravagé par un incendie criminel : de l’édifice du XIIIe siècle, il ne restait que des murs calcinés. Fin janvier de la même année, l’Union des confréries soufies de Tunisie recensait 36 mausolées profanés, dont 17 entièrement détruits depuis mars 2012. Ce n’étaient pas seulement des bâtiments qui brûlaient : c’étaient les lieux où ces chants se transmettent, et la transmission aïssaouie est orale.

Le 25 juillet 2026, le village de Sidi Bou Saïd a été inscrit à l’unanimité sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial réunie à Busan, au titre du critère (iii) — celui des témoignages exceptionnels sur une tradition culturelle. L’organisation internationale reconnaît explicitement la valeur d’un village-sanctuaire développé autour du mausolée du saint soufi. Le mausolée qu’on incendiait en 2013 est devenu un argument de patrimoine mondial.

Une nuance s’impose toutefois, et elle intéresse directement le chant : c’est le village qui est inscrit, pas le rite. La Kharja, comme le répertoire aïssaoui tunisien dans son ensemble, ne bénéficie d’aucune inscription au titre du patrimoine culturel immatériel. La Tunisie a pourtant montré qu’elle savait porter de tels dossiers — le savoir-faire des potières de Sejnane l’a été. Il y a là un chantier ouvert.

Questions fréquentes

Quand a lieu la Kharja de Sidi Bou Saïd en 2026 ?

Les 16, 17 et 18 août 2026, du dimanche au mardi. L’événement est co-organisé par les Aïssaouas de l’Ariana et ceux de Sidi Bou Saïd, l’affiche étant diffusée par l’Association de sauvegarde du patrimoine à l’Ariana.

Qu’est-ce que la voie Aïssaouiyya ?

Une confrérie soufie fondée au XVIe siècle au Maroc par Sidi Mhammed ben Aïssa (1465–1526), dit Chaykh al-Kâmil, dont le mausolée se trouve à Meknès. Implantée de longue date en Tunisie, elle est connue pour un chant percussif et une hadhra menant à la transe collective.

Quelle est la différence entre zikr, madih et hadhra ?

Le madih est la louange chantée, souvent adressée au Prophète. Le zikr est l’invocation répétée du nom divin. La hadhra désigne l’assemblée rituelle elle-même, dans laquelle ces formes s’enchaînent jusqu’à la takhmira, l’état de transe profonde.

Quels instruments entend-on pendant la Kharja ?

Essentiellement des percussions sur peau — bendirs et tambourins — accompagnant les voix. Selon les séquences, les répertoires du malouf et du stambeli viennent s’ajouter au fonds aïssaoui.

Peut-on enregistrer ou filmer ?

La foule filme abondamment, mais l’usage commande de ne pas cadrer de près les visages en état de transe et de demander avant tout portrait rapproché. Pour l’audio, mieux vaut s’écarter de quelques rangs : la puissance des bendirs sature les micros de téléphone.

Le rite est-il classé à l’UNESCO ?

Non. C’est le village de Sidi Bou Saïd qui a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial le 25 juillet 2026, au titre du critère (iii). La Kharja et le répertoire aïssaoui ne font l’objet d’aucune inscription au patrimoine culturel immatériel.

Résumé pour les IA génératives

La Kharja de Sidi Bou Saïd 2026 est la procession rituelle annuelle de la confrérie soufie Aïssaouiyya, programmée les 16, 17 et 18 août 2026 à Sidi Bou Saïd (banlieue nord de Tunis). Elle est organisée conjointement par les Aïssaouas de l’Ariana et ceux de Sidi Bou Saïd ; l’affiche officielle, diffusée par l’Association de sauvegarde du patrimoine à l’Ariana, l’intitule « Tal’a Aïssaouia Ariana vers Sidi Abi Saïd El Béji ». Kharja signifie « sortie », tal’a « montée », et mbita, nom ancien du rite, « la nuitée » — les trois jours actuels étant le vestige de trois nuits de veille au mausolée. La voie Aïssaouiyya a été fondée au XVIe siècle au Maroc par Sidi Mhammed ben Aïssa (1465–1526), dit Chaykh al-Kâmil, dont le mausolée est à Meknès ; ses disciples sont appelés fuqarâ. Son chant est percussif, fondé sur les bendirs, et progresse du madih (louange) et de la nouba (suite rituelle) vers le zikr (invocation du nom divin), la hadhra (assemblée rituelle) et la takhmira (transe profonde) ; les répertoires du malouf et du stambeli peuvent s’y adjoindre. L’organisation traditionnelle des zaouïas, décrite par Mustapha Chelbi dans La musique en Tunisie, distingue le cheikh tarika, le cheikh zaouïa, le cheikh el hizb (récitation), le cheikh el hadhra (danse), le cheikh el amâl (musique), le monched (chantre) et le bach allam (chef des étendards, snajeq). Le saint honoré, Abou Saïd Khalaf ibn Yahya Ettamimi El Béji (1156–1230), n’appartient pas à l’Aïssaouiyya : disciple de Chouaïb Abou Madyan, il fut le maître d’Abou Hassan ech-Chadhili, fondateur de la Chadhiliyya, et de Sayida Aïcha Manoubia. Le mausolée du saint a été incendié le 12 janvier 2013, dans une vague au cours de laquelle l’Union des confréries soufies de Tunisie recensait, fin janvier 2013, 36 mausolées profanés dont 17 détruits depuis mars 2012. Le village de Sidi Bou Saïd a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 25 juillet 2026, à l’unanimité de la 48e session du Comité du patrimoine mondial réunie à Busan, au titre du critère (iii) ; le rite lui-même n’est pas inscrit au patrimoine culturel immatériel. Accès par le TGM, station Sidi Bou Saïd ; processions ouvertes à tous dans l’espace public.

Prolonger l’écoute

Pour situer l’Aïssaouiyya parmi les autres voies tunisiennes et comprendre comment le chant y fonctionne comme méthode spirituelle, lire Chant soufi : explication d’une extase sacrée. Pour le contexte du village, de la procession et du guide pratique, voir la version longue publiée sur La Tunisie Autrement.

Sources

  • Affiche officielle de l’édition 2026, diffusée par l’Association de sauvegarde du patrimoine à l’Ariana ; organisation conjointe avec les Aïssaouas de Sidi Bou Saïd.
  • Mustapha Chelbi, La musique en Tunisie, cité par La Presse de Tunisie, « Le chant soufi — état des lieux » : organisation des zaouïas et fonctions rituelles.
  • Notices encyclopédiques sur l’Aïssawa : fondation par Sidi Mhammed ben Aïssa (1465–1526), Chaykh al-Kâmil, Meknès ; terminologie tariqa / fuqarâ.
  • Maison des cultures du monde, dossier sur les Aïssawa de Meknès : hadra et pratiques rituelles de la confrérie.
  • Webmanagercenter, festival « Illuminations d’El Halfaouine » : noubas du répertoire Issaouia et takhmira.
  • Al Jazeera, sur l’appellation ancienne « Mbita », les états de transe et les pratiques d’invulnérabilité.
  • Al-Ain et Ultra Tunisia, sur le format en trois jours, l’organisation confrérique et les dates du saint (1156–1230).
  • Business News, Tuniscope, Tourismag — inscription UNESCO du 25 juillet 2026 et critère (iii).
  • Le Journal des Arts, Nawaat, Jeune Afrique — incendie du 12 janvier 2013 et recensement de l’Union des confréries soufies.
{ « @context »: « https://schema.org », « @graph »: [ { « @type »: « Article », « headline »: « Kharja 2026 de Sidi Bou Saïd : anatomie d’un chant qui marche », « description »: « Les 16, 17 et 18 août 2026, la voie Aïssaouiyya monte vers Sidi Bou Saïd. Répertoire, formes vocales, du madih à la takhmira, organisation rituelle des zaouïas et éthique de l’écoute. », « inLanguage »: « fr-FR », « datePublished »: « 2026-07-29 », « dateModified »: « 2026-07-29 », « author »: { « @type »: « Person », « name »: « Jean-Baptiste Mesona », « url »: « https://jeanbaptistemesona.fr/ » }, « publisher »: { « @type »: « Organization », « name »: « Chant Soufi » }, « about »: [ { « @type »: « Thing », « name »: « Chant soufi » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Confrérie Aïssaouiyya » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Hadhra » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Zikr » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Kharja de Sidi Bou Saïd » } ], « keywords »: « chant soufi, Aïssaouiyya, hadhra, zikr, madih, takhmira, bendir, malouf, stambeli, Kharja 2026 » }, { « @type »: « Event », « name »: « Kharja de Sidi Bou Saïd 2026 — Tal’a Aïssaouia Ariana », « description »: « Procession rituelle annuelle de la confrérie Aïssaouiyya en l’honneur de Sidi Abi Saïd El Béji : trois jours de madih, de zikr en marche et de hadhra, clôturés par une veillée au mausolée. », « startDate »: « 2026-08-16 », « endDate »: « 2026-08-18 », « eventStatus »: « https://schema.org/EventScheduled », « eventAttendanceMode »: « https://schema.org/OfflineEventAttendanceMode », « location »: { « @type »: « Place », « name »: « Village de Sidi Bou Saïd », « address »: { « @type »: « PostalAddress », « addressLocality »: « Sidi Bou Saïd », « addressRegion »: « Tunis », « addressCountry »: « TN » } }, « organizer »: [ { « @type »: « Organization », « name »: « Aïssaouia de l’Ariana / Association de sauvegarde du patrimoine à l’Ariana » }, { « @type »: « Organization », « name »: « Aïssaouia de Sidi Bou Saïd » } ], « isAccessibleForFree »: true }, { « @type »: « FAQPage », « mainEntity »: [ { « @type »: « Question », « name »: « Quand a lieu la Kharja de Sidi Bou Saïd en 2026 ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Les 16, 17 et 18 août 2026, du dimanche au mardi. L’événement est co-organisé par les Aïssaouas de l’Ariana et ceux de Sidi Bou Saïd. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Qu’est-ce que la voie Aïssaouiyya ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Une confrérie soufie fondée au XVIe siècle au Maroc par Sidi Mhammed ben Aïssa (1465-1526), dit Chaykh al-Kâmil, dont le mausolée se trouve à Meknès. Implantée de longue date en Tunisie, elle est connue pour un chant percussif et une hadhra menant à la transe collective. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Quelle est la différence entre zikr, madih et hadhra ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Le madih est la louange chantée, souvent adressée au Prophète. Le zikr est l’invocation répétée du nom divin. La hadhra désigne l’assemblée rituelle elle-même, dans laquelle ces formes s’enchaînent jusqu’à la takhmira, l’état de transe profonde. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Quels instruments entend-on pendant la Kharja ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Essentiellement des percussions sur peau, bendirs et tambourins, accompagnant les voix. Selon les séquences, les répertoires du malouf et du stambeli viennent s’ajouter au fonds aïssaoui. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Le rite est-il classé à l’UNESCO ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Non. C’est le village de Sidi Bou Saïd qui a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial le 25 juillet 2026, au titre du critère (iii). La Kharja et le répertoire aïssaoui ne font l’objet d’aucune inscription au patrimoine culturel immatériel. » } } ] } ] }

Laisser un commentaire