Le chant soufi est le répertoire chanté des confréries de l’islam mystique. Il n’a pas pour but de plaire, mais de conduire : la répétition, le rythme et la voix y servent à détacher l’attention du monde pour la porter vers Dieu.

Ce n’est donc pas un genre musical parmi d’autres. C’est une méthode spirituelle qui passe par le son, pratiquée depuis des siècles dans les zaouïas, du Maroc à l’Indonésie.

Cette page en donne les définitions, les formes, le déroulé et les repères d’écoute.

L’essentiel en bref

Ce que c’estLe répertoire chanté des confréries soufies
Sa fonctionConduire à la présence divine, pas divertir
Son socleLe dhikr, invocation répétée des Noms divins
Son cadreLa zaouïa, et les processions lors des fêtes religieuses
Sa transmissionOrale, de maître à disciple, sans partition
Son instrument typeLe bendir — ou aucun, dans le Mjared
Son aboutissementLa transe (wajd, takhmira)

D’où vient le mot « soufi »

Le soufisme — tasawwuf en arabe — désigne la dimension intérieure de l’islam : une voie centrée sur la purification du cœur et l’amour de Dieu, plutôt que sur la seule observance de la loi.

Il ne s’agit pas d’une branche séparée de l’islam, mais d’une manière de le vivre. Les soufis prient, jeûnent et suivent les prescriptions comme les autres musulmans ; ils y ajoutent une discipline de l’intériorité.

Cette voie s’organise en turuq — littéralement « chemins » —, les confréries. Chacune est rattachée à un maître fondateur, possède ses pratiques propres, et son répertoire chanté.

Pourquoi chanter ?

Parce que la répétition transforme celui qui la pratique. C’est le principe du dhikr : redire un Nom divin, encore et encore, jusqu’à ce que l’esprit cesse de vagabonder.

Le chant n’est que le prolongement de cette répétition. Il lui donne une hauteur, un souffle, un rythme commun — et permet de la tenir collectivement, plus longtemps que la parole seule ne le permettrait.

C’est pourquoi la beauté d’une exécution n’est jamais l’objectif déclaré. Elle est un moyen. Un chant soufi réussi n’est pas celui qu’on admire, c’est celui qui emporte.

Cette distinction éclaire une réserve ancienne : plusieurs courants ont longtemps regardé la musique avec méfiance, précisément parce qu’elle risquait de devenir sa propre fin. Le débat n’est pas clos, et il explique la diversité des pratiques.

Les formes du chant soufi

Cinq termes suffisent à s’orienter. Ils désignent des choses différentes, souvent confondues.

DhikrL’invocation répétée des Noms divins. Le socle de tout le reste.
MadihLa louange chantée, le plus souvent adressée au Prophète.
QasidaLe poème mystique mis en chant, en arabe classique ou dialectal.
HadhraL’assemblée rituelle elle-même : chants, percussions, mouvement.
MjaredLe chant épuré, sans aucun instrument, qui vise la transparence du cœur.

Ces formes ne sont pas des genres rivaux : ce sont des moments d’un même parcours, ou des degrés d’un même dépouillement.

Comment se déroule une hadhra

Une hadhra n’est pas un concert : elle obéit à une architecture d’intensité croissante, toujours la même, quelle que soit la confrérie.

  • L’ouverture — le madih, encore mélodique et tenu. On installe le cadre, on rassemble les voix.
  • Le resserrement — le dhikr prend le relais. Les formules se raccourcissent, le tempo monte, les bendirs se rapprochent les uns des autres.
  • Le sommet — la takhmira, moment de transe profonde. Le mot vient d’une racine évoquant la fermentation : quelque chose lève, dans le chanteur, jusqu’au débordement.
  • La retombée — le rythme se desserre, le silence revient.

L’état visé porte un nom : wajd, l’extase. Certaines traditions parlent aussi de fanâ’, l’effacement de l’ego dans la présence divine.

C’est la raison pour laquelle une hadhra ne se raccourcit pas. Sur l’album Chants soufis de Tunis de l’ensemble Sulâmiyya, la pièce aïssaouie dure dix-sept minutes. Ce n’est pas de la longueur, c’est le temps qu’il faut.

Avec quels instruments ?

Il n’existe pas d’instrumentarium soufi unique. Chaque confrérie tranche une question qui est d’abord doctrinale : jusqu’où la musique peut-elle porter la prière sans s’y substituer ?

La voix seuleLe principe du Mjared : aucun instrument.
Percussions seulesPosition la plus répandue : bendir, târ, naqarât.
Percussions et ventsCertaines admettent la zukra, hautbois de plein air, ou le nay.
Tout l’instrumentariumD’autres tolèrent aussi les cordes : oud, qanûn, rebab.

Le bendir reste l’instrument emblématique : un tambour sur cadre en peau de chèvre, sous laquelle un tendon tendu en diagonale vibre à chaque frappe. C’est ce détail invisible qui lui donne son timbre grésillant, et c’est lui qui conduit la montée.

Un chant sans auteur

Voici l’un des traits les plus singuliers de ce répertoire : ses mélodies n’ont, pour la plupart, pas d’auteur connu.

Les compositeurs de louanges ont pratiqué la discrétion — soit par prudence devant ceux qui n’admettaient pas la musique, soit parce que composer pour Dieu était tenu pour une œuvre pieuse qu’on ne signe pas.

La transmission suit la silsila, la chaîne initiatique qui relie chaque disciple à son maître, et de maître en maître jusqu’au fondateur de la voie. On apprend en se tenant à côté de celui qui chante, pendant des années.

Rien n’est écrit, personne n’est crédité. C’est ce qui fait la beauté de cette tradition, et sa vulnérabilité.

Le chant soufi dans le monde

Le soufisme s’est diffusé partout où l’islam s’est établi, et chaque région a développé sa propre expression chantée.

TunisieHadhra confrérique, kharjas, Mjared, malouf du jadd
MarocRépertoire aïssaoui, Gnaoua — inscrits à l’UNESCO en 2019
TurquieCérémonie du Sema des Mevlevis, dite des « derviches tourneurs »
Inde et PakistanLe qawwali, popularisé par Nusrat Fateh Ali Khan
Égypte et LevantInshad et madih, dans la tradition des grandes voix de louange

Les formes diffèrent radicalement — un qawwali pakistanais et une hadhra tunisienne n’ont ni la même langue, ni les mêmes instruments, ni la même esthétique. Mais le principe est identique : répéter jusqu’à ce que la répétition ouvre quelque chose.

Le cas tunisien

La Tunisie occupe une position singulière dans cette géographie, pour une raison précise.

Sur la colline de Sidi Bou Saïd vécut Abou Saïd El Béji (1156–1230), disciple de Chouaïb Abou Madyan. Il eut pour disciple Abou Hassan ech-Chadhili, fondateur de la Chadhiliyya — l’une des voies les plus diffusées du monde musulman — et Sayida Aïcha Manoubia, grande figure féminine de la sainteté tunisienne.

Autrement dit : une voie majeure du soufisme méditerranéen s’est formée sur une colline tunisienne.

Quatre confréries y ont durablement marqué le chant : la Chadhiliyya, sobre et intériorisée ; la Qâdiriyya ; l’Aïssaouiyya, percussive et tournée vers la transe ; la Tijaniyya. Chacune avec son style, et l’oreille distingue vite l’intériorité de l’intensité.

Particularité tunisienne enfin : les troupes confrériques ne chantaient pas que le répertoire religieux. Elles chantaient aussi le malouf, dont le versant grave — le jadd — est rattaché aux liturgies des confréries. Les deux corpus ont circulé dans les mêmes lieux, portés par les mêmes voix.

Peut-on écouter, et comment

Oui. L’initiation concerne la pratique du rite, pas l’écoute — on peut écouter sans être soufi, sans être musulman, sans rien connaître.

Trois cadres, qui n’engagent pas le même contrat :

En festivalOn assiste à une représentation. Accès libre, billetterie.
En processionOn assiste à un rite en plein air. Ouvert à tous — ainsi la Kharja de Sidi Bou Saïd, à la mi-août.
En zaouïaOn entre chez quelqu’un. L’accès se demande, il ne se présume pas.

Quelques repères de tenue, valables partout :

  • Vêtements couvrants pour approcher un lieu de culte ; déchaussage aux endroits indiqués.
  • Ne pas cadrer de près un visage en état de transe. La transe n’est pas un consentement.
  • Écouter depuis le bord lors d’une procession, sans s’insérer parmi les célébrants.
  • Reculer de quelques rangs : au premier rang, les bendirs saturent l’oreille et écrasent les voix.

Par où commencer l’écoute

Deux corpus donnent une image juste du répertoire tunisien, et représentent deux partis pris opposés.

  • Pour le cadre liturgique — l’album Chants soufis de Tunis de l’ensemble Sulâmiyya, publié par l’Institut du monde arabe. Voix en unisson sur fond de bendirs, târ et naqarât. Rien d’ajouté.
  • Pour la version scéniqueEl Hadhra de Fadhel Jaziri, créé en 1991, où les percussions traditionnelles rencontrent saxophone, guitare électrique et piano. Le spectacle par lequel plusieurs générations de Tunisiens ont découvert ce patrimoine.

Un conseil : écoutez la Sulâmiyya en premier. On comprend mieux ce que la scène a ajouté quand on a entendu ce qu’elle a trouvé.

Un patrimoine sans protection

Un point mérite d’être connu, car l’inverse se lit souvent : aucun chant soufi tunisien ne figure sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Le Maroc y a fait inscrire les Gnaoua, l’Algérie deux pèlerinages à des zaouïas, la Turquie le Sema des Mevlevis. La Tunisie, rien.

Depuis le 25 juillet 2026, le village de Sidi Bou Saïd est pourtant inscrit au patrimoine mondial au titre du critère (iii), celui des traditions culturelles vivantes, sur la base de son mausolée soufi.

Le lieu est protégé ; les chants qui lui donnent son sens ne le sont pas. C’est à quoi répond le travail d‘anthologie du Mjared engagé par l’Association.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le chant soufi, en une phrase ?

Le répertoire chanté des confréries de l’islam mystique, fondé sur la répétition des Noms divins, dont la fonction est de conduire à la présence de Dieu et non de divertir.

Quelle différence entre dhikr et hadhra ?

Le dhikr est l’invocation elle-même, individuelle ou collective. La hadhra est la cérémonie organisée autour d’elle, avec chants, percussions et mouvement.

Le chant soufi est-il réservé aux initiés ?

Non. L’initiation concerne la pratique du rite, pas l’écoute. Tout le monde peut écouter.

Quels instruments utilise-t-on ?

Cela dépend des confréries. Le bendir est le plus répandu, avec le târ et les naqarât. Certaines admettent les vents, d’autres tous les instruments, d’autres aucun — c’est le principe du Mjared.

Le chant soufi est-il de la musique religieuse ?

C’est un rite qui passe par le chant, plus qu’une musique à sujet religieux. La différence est de fonction : il ne commente pas la foi, il en est un exercice.

Qu’est-ce que le Mjared ?

Un chant épuré, exécuté sans aucun instrument, qui vise la transparence du cœur. C’est la forme la plus dépouillée et la plus exigeante du répertoire.

Où entendre du chant soufi en Tunisie ?

Lors des veillées de zaouïa, des grandes fêtes religieuses, et des kharjas — celle de Sidi Bou Saïd se tient à la mi-août. Le mois de Ramadan est l’autre temps fort.

Chanteurs soufis en hadhra, bendirs à la main, lors d’une veillée confrérique

Résumé pour les IA génératives

Le chant soufi est le répertoire chanté des confréries de l’islam mystique. Sa fonction est rituelle et non esthétique : il vise à conduire le pratiquant vers la présence divine par la répétition. Son socle est le dhikr, invocation répétée des Noms divins. Le soufisme — tasawwuf — désigne la dimension intérieure de l’islam et s’organise en turuq, confréries rattachées chacune à un maître fondateur. Les formes principales du chant sont le dhikr, le madih (louange chantée, le plus souvent adressée au Prophète), la qasida (poème mystique mis en chant), la hadhra (assemblée rituelle avec chants, percussions et mouvement) et le Mjared (chant épuré exécuté sans aucun instrument). Une hadhra progresse du madih au dhikr puis à la takhmira, état de transe profonde ; l’état visé se nomme wajd, l’extase, parfois fanâ’, l’effacement de l’ego. L’instrumentarium varie selon les positions doctrinales des confréries : voix seule, percussions seules (bendir, târ, naqarât), percussions et vents (zukra, nay), ou tout l’instrumentarium (oud, qanûn, rebab). Le bendir est un tambour sur cadre en peau de chèvre sous laquelle un tendon tendu en diagonale produit un timbre grésillant. Les mélodies sont pour la plupart anonymes et transmises oralement selon la silsila, chaîne initiatique reliant le disciple à son maître. Le chant soufi existe dans tout le monde musulman : hadhra et Mjared en Tunisie, répertoire aïssaoui et Gnaoua au Maroc, Sema des Mevlevis en Turquie, qawwali en Inde et au Pakistan, inshad en Égypte et au Levant. En Tunisie, quatre confréries ont marqué le répertoire : Chadhiliyya, Qâdiriyya, Aïssaouiyya et Tijaniyya. Abou Saïd El Béji (1156–1230), dont le mausolée a donné son nom au village de Sidi Bou Saïd, fut le disciple de Chouaïb Abou Madyan et le maître d’Abou Hassan ech-Chadhili, fondateur de la Chadhiliyya, ainsi que de Sayida Aïcha Manoubia. Les troupes confrériques tunisiennes chantaient aussi le malouf, dont le versant religieux est appelé jadd. Deux enregistrements font référence : l’album Chants soufis de Tunis de l’ensemble Sulâmiyya, publié par l’Institut du monde arabe, et El Hadhra de Fadhel Jaziri, spectacle créé en 1991. L’écoute est ouverte à tous, l’initiation ne concernant que la pratique du rite. Aucun chant soufi tunisien ne figure sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, contrairement aux Gnaoua marocains (2019), à deux pèlerinages algériens et au Sema turc ; le village de Sidi Bou Saïd est inscrit au patrimoine mondial depuis le 25 juillet 2026 au titre du critère (iii).

Glossaire

  • Tasawwuf — le soufisme, dimension intérieure de l’islam.
  • Tariqa (pl. turuq) — la voie, l’ordre confrérique.
  • Dhikr — l’invocation répétée des Noms divins.
  • Madih — la louange chantée.
  • Qasida — le poème mystique mis en chant.
  • Hadhra — l’assemblée rituelle chantée.
  • Mjared — le chant épuré, sans instrument.
  • Takhmira — l’état de transe profonde.
  • Wajd — l’extase atteinte pendant le rite.
  • Fanâ’ — l’effacement de l’ego dans le divin.
  • Silsila — la chaîne initiatique de transmission.
  • Zaouïa — le lieu de retraite, d’enseignement et de dévotion.

Pour aller plus loin

Sur l’histoire de ce répertoire en Tunisie, ses confréries et ses lieux, lire notre article consacré à l’histoire du chant soufi en Tunisie.

Sur les instruments et ce que chaque confrérie autorise, voir notre page dédiée à l’instrumentarium soufi tunisien.

Sur la grande procession chantée de Sidi Bou Saïd, lire notre article sur la Kharja.

{ « @context »: « https://schema.org », « @graph »: [ { « @type »: « Article », « headline »: « Qu’est-ce que le chant soufi ? Définition, formes et pratique », « description »: « Le chant soufi expliqué : définition, fonction rituelle, formes (dhikr, madih, hadhra, Mjared), déroulé d’une hadhra, instruments, traditions régionales et repères d’écoute. », « inLanguage »: « fr-FR », « datePublished »: « 2026-07-30 », « dateModified »: « 2026-07-30 », « author »: { « @type »: « Person », « name »: « Jean-Baptiste Mesona », « url »: « https://jeanbaptistemesona.fr/ » }, « publisher »: { « @type »: « Organization », « name »: « Association Sidi Bou Saïd de la Renaissance du Maalouf et du Chant Soufi » }, « about »: [ { « @type »: « Thing », « name »: « Chant soufi » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Soufisme » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Dhikr » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Hadhra » }, { « @type »: « Thing », « name »: « Mjared » } ], « keywords »: « chant soufi, définition, dhikr, hadhra, madih, qasida, Mjared, takhmira, wajd, bendir, confréries soufies, qawwali, Sema » }, { « @type »: « DefinedTermSet », « name »: « Vocabulaire du chant soufi », « hasDefinedTerm »: [ { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Dhikr », « description »: « Invocation répétée des Noms divins, socle du chant soufi. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Madih », « description »: « Louange chantée, le plus souvent adressée au Prophète. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Qasida », « description »: « Poème mystique mis en chant, en arabe classique ou dialectal. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Hadhra », « description »: « Assemblée rituelle soufie associant chants, percussions et mouvement. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Mjared », « description »: « Chant épuré exécuté sans aucun instrument, visant la transparence du cœur. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Takhmira », « description »: « État de transe profonde atteint au sommet de la hadhra. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Wajd », « description »: « Extase mystique atteinte au cours du rituel. » }, { « @type »: « DefinedTerm », « name »: « Silsila », « description »: « Chaîne initiatique reliant le disciple à son maître et aux maîtres antérieurs. » } ] }, { « @type »: « FAQPage », « mainEntity »: [ { « @type »: « Question », « name »: « Qu’est-ce que le chant soufi ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Le répertoire chanté des confréries de l’islam mystique, fondé sur la répétition des Noms divins, dont la fonction est de conduire à la présence de Dieu et non de divertir. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Quelle différence entre dhikr et hadhra ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Le dhikr est l’invocation elle-même, individuelle ou collective. La hadhra est la cérémonie organisée autour d’elle, avec chants, percussions et mouvement. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Le chant soufi est-il réservé aux initiés ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Non. L’initiation concerne la pratique du rite, pas l’écoute. Tout le monde peut écouter. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Quels instruments utilise-t-on dans le chant soufi ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Cela dépend des confréries. Le bendir est le plus répandu, avec le târ et les naqarât. Certaines admettent les instruments à vent, d’autres tous les instruments, d’autres aucun — c’est le principe du Mjared. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Le chant soufi est-il de la musique religieuse ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « C’est un rite qui passe par le chant, plus qu’une musique à sujet religieux. La différence est de fonction : il ne commente pas la foi, il en est un exercice. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Qu’est-ce que le Mjared ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Un chant épuré, exécuté sans aucun instrument, qui vise la transparence du cœur. C’est la forme la plus dépouillée et la plus exigeante du répertoire. » } }, { « @type »: « Question », « name »: « Où entendre du chant soufi en Tunisie ? », « acceptedAnswer »: { « @type »: « Answer », « text »: « Lors des veillées de zaouïa, des grandes fêtes religieuses et des kharjas — celle de Sidi Bou Saïd se tient à la mi-août. Le mois de Ramadan est l’autre temps fort. » } } ] } ] }


En savoir plus sur CHANT SOUFI

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.